Cette technique, connue depuis l'antiquité, est toujours entourée d'un halo
de mystère et de crainte, rendue encore plus acerbe par les spectacles de Music hall. Pour ces raisons, elle suscite beaucoup
de méfiance, et dans le même temps une forte attraction. Aussi, il convient de replacer l'hypnose dans son contexte réel
ou du moins comme l'état actuel de la recherche nous le fait connaître.
Aujourd'hui, une chose est absolument certaine, c'est que personne ne sait vraiment ce qu’est l’hypnose.
Nous connaissons le phénomène, depuis 3000 ans au moins, nous l'utilisons, et nous commençons même à comprendre
comment les mots peuvent agir sur le corps... mais pourquoi l’hypnose existe-t-elle, qu’elle est sa fonction originelle prévue
dans TOUS LES ETRES HUMAINS et qu’est-elle vraiment ?...
PERSONNE NE LE SAIT !
Les travaux des deux grandes écoles du 19ème siècle qui s'opposèrent avec tant de virulence
s'acheva par la déclaration du professeur CHARCOT à l'académie des sciences qui lui donnait ainsi une existence "scientifique".
Elle mettait en valeur les techniques de l'hypnose, souvent spectaculaire au détriment du magnétisme dont l'absence de
démonstration d'existence était restée synonyme d'ésotérisme, de magie, mais surtout pas de sciences officielles.
Les enseignements de Paracelse et les recherches de Mesmer resteront pour lettre morte et leurs défendeurs se verront
entourés d'une vague odeur de soufre.
L'école de NANCY, développée par Le Professeur BERNHEIM et le Docteur LIEBAULT,a donné naissance à la psychologie et à toutes ses techniques
psychothérapeutiques. Quant à l'hypnose traditionnelle, objet de raillerie pour les français, elle sera développée par des
recherches effectuées à l'étranger et qui ne cesseront de revenir en France, sa patrie d'origine.
Si l'on accepte d'avoir un regard objectif en ne refusant pas d'écarter ce que la science n'a pas
encore expliqué, il apparaît que l'état hypnotique également nommé Etat Modifié de Conscience (EMC) agit directement
sur nos consciences les plus profondes, inconscient et subconscient. (Dans ce cas, la conscience doit être considérée
comme étant l’état habituel de nos perceptions).
Ces états modifiés de conscience peuvent être (selon les écoles) divisés en une dizaine de niveaux différents durant
lesquels les facettes mentales critiques sont temporairement suspendues,
et où l'hypnotiseur utilise principalement l’imagination ou les processus de pensées primaires.Du niveau d’hypnose, sa "profondeur", dépend du degré d’implication de l'hypnotisé.
Mais comment sont obtenus ces états modifiés de conscience.
Une foule de chercheurs souvents anonymes a
travaillé dans l'ombre, sous les moqueries des mandarins de la science officielle. Pourtant, grâce à ces chercheurs,
qui ont minutieusement notés et enregistrés leurs expérimentations, de précieuses informations sont à notre disposition.
Il apparaît que deux méthodes de suggestion dispensées de deux façons différentes
permettent d'obtenir des résultats complètement différents.L'une d'entre elle, dans la lignée de l'école de nancy permet
au thérapeute de "plonger" dans l'inconscient de leurs patients et de faire revenir en surface des accidents de la vie,
responsables de névroses ou de maladies. L'autre, mise en évidence par Mesmer et Puységur, permettent après
"endormissement" suggéré et production de passes magnétiques de développer des facultés appartenant plus
particulièrementà notre être psychique.
LES DEUX HYPNOSES
Mais comment sont obtenus ces états modifiés de conscience.
Selon les techniques mises au point, les résultats sont complètement différents, voire opposés.
Certaines d'entre elles basées exclusivement sur la suggestion ont données naissance à
des techniques de relaxation et de sophrologie développées notamment par les Professeurs CAYCEDO et ERICKSON
(qui ont données leur nom à des techniques sophrologiques) appelées probablement à tort "hypnose".
Pourtant, ce que Messmer et Puységur avaient mis en évidence, et sur lequel ils
n'avaient jamais apporté la moindre explication "scientifique", c'est que par l'action bien orchestrée de la suggestion et
du magnétisme, il est possible d'amener les sujets hypnotisés dans des états de consciences voisins de ceux obtenus
par la suggestion : Voisins mais complètement différents.
Dans le cas de mise sous hypnose sous l'action unique de la suggestion, il y a
rapidement apparition successive d'un phénomène d'engourdissement et d'endormissement (à ne pas confondre avec
le sommeil).
Le patient, de préférence allongé, le corps au repos est à même de répondre à toutes les questions que lui posera le
thérapeute et concernant sa vie.
Durant cet endormissement, sa conscience sera tellement développée qu'il sera à même de
visualiser, comme s'il les vivait encore, des scènes du passé qu'il avait inconsciemment oublié. Cette souvenance
d'évènements traumatisants mises en parrallèles avec des névroses, permettra au moment du retour à la conscience
objective de lier les évènements.
C'est alors que le thérapeute pourra suggérer à son patient de "passer" sur ces évènements,
ou d'en relativiser les effets, ce qui se fera plus ou moins immédiatement.
C'est ainsi qu'un fumeur invétéré cessera de lui même de prendre la moindre cigarette entre ses doigts ou qu'un sujet
stressé enclain à un grave psoriasis se calmera instantanément et verra sa maladie parfois disparaitre, sans drogue ni
médicamentation. Il en sera de même de toutes les maladies d'origine somatiques.
Dans le cas de mise sous hypnose sous l'action conjuguée de la suggestion et du
magnétisme que nous appellerons sommeil hypnotique, le sujet peut présenter des comportements extérieurs
complètements différents, allant de l'état apparenté à l'état de veille à celui de transe cataleptique apparenté au
sommeil profond. Cet état, beaucoup plus difficile à obtenir, présente toutefois l'aspect non négligeable d'exarcerber les
capacités extra sensorielles du sujet. C'est le développement en laboratoire de cette technique du sommeil magnétique
qui a développé l'aspect merveilleux de l'hypnose. La confusion entre hypnose à but thérapeutique et sommeil magnétique
persiste encore dans les croyances populaires qui les confondent régulièrement.
L'HYPNOSE EST ELLE UN SOMMEIL ?
Non. Bien que l'on utilise couramment le terme de sommeil hypnotique, l'hypnose n'est pas
un état de sommeil. Etudié par Braid, il n'explique aucun lien entre l'hypnose et le sommeil. Tous les moyens mis en
oeuvre ont démontré qu'un sujet sous hypnose ne dormait pas.
Les tracés électroencéphalographiques réalisés chez des sujets hypnotisés, ne montrent pas les signes électriques du
sommeil. C'est principalement pour cette raison que l'on utilise le terme d'Etat modifié de conscience pour
désigner cet "état hypnotique" particulier. Chaque individu développe un état modifié de conscience qui lui est propre. Cette particularité qui nous est propre va définir si un individu pourra bénéficier en une ou
plusieurs séances des avantages de la mise sous hypnose. Il faut noter que durant des années, l'hypnose a été considérée comme un état de sommeil
spécial, ce qui a amené certains expérimentateurs à utiliser ce que l'on pourrait appeler l"hypnose médicamenteuse".
C'est ainsi que sont nées les cures de sommeil dérivées (théoriquement) de la pratique de l'hypnose. Ces techniques
utilisaient un mélange de scopolamine et de chloralose appelé scopochloralose, puis des batbituriques furent utilisés
comme le pentothal qui étaient données pour provoquer le sommeil.
QUELLES TECHNIQUES SONT MISES EN OEUVRE ET QUELS DANGERS PRESENTE L'HYPNOSE ?
Il existe plusieurs techniques d’induction qui varient avec l’opérateur et s’adaptent à
la personnalité du sujet. Toutefois, des conditions sont requises en totalité ou en partie. Et notamment :
Une ambiance favorable à la détente et au sommeil.
En effet il faut diminuer ou éliminer tous les stimulis extérieurs
pouvant géner le sujet.
(bruits de la rue, musiques trop fortes, sonneries de téléphone, présence d'observateurs)
Une position assise ou de préférence allongée.
La fixation de l'attention du sujet soit sur un objet ou sur
un groupe d'idées.
Selon les praticiens d'autres méthodes sont privilégiées pour fixer le regard,
et notamment les yeux du praticien et la fascination qu'ils entrainent.
La douceur de la voix du praticien qui va répéter ses suggestions.
Le climat de confiance entre le sujet et le praticien principalement
si la consultation
est faite dans un but thérapeutique.
Dans tous les cas le patient doit être volontaire et doit rester passif.
Lorsque le patient entend les suggestions de son praticien, progressivement, son
champ de conscience s'élargit jusqu'à atteindre celui qui lui est propre. De la même façon, le retour à la conscience normale
se fera par suggestion inverse. Tant que cette pratique est mise en oeuvre par des hypnothérapeutes formés à cet effet, il n'y a
aucun risque à recourir à l'hypnose.

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